{"id":13862,"date":"2025-07-12T11:49:07","date_gmt":"2025-07-12T09:49:07","guid":{"rendered":"https:\/\/eglise-visitation-dijon.net\/w3\/?page_id=13862"},"modified":"2025-07-26T09:44:29","modified_gmt":"2025-07-26T07:44:29","slug":"leglise-de-la-sainte-trinite-de-chevigny-saint-sauveur","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/eglise-visitation-dijon.net\/w3\/leglise-de-la-sainte-trinite-de-chevigny-saint-sauveur\/","title":{"rendered":"L&rsquo;\u00e9glise de la Sainte Trinit\u00e9 de Chevigny-Saint-Sauveur"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-video\"><video height=\"720\" style=\"aspect-ratio: 1280 \/ 720;\" width=\"1280\" controls src=\"https:\/\/eglise-visitation-dijon.net\/w3\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Trinite-VC-2022.mp4\"><\/video><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Vue de l&rsquo;ext\u00e9rieur<\/h2>\n\n\n\n<p>Le ch\u0153ur sur lequel repose le clocher (XI\u00b0, XII\u00b0) est en vo\u00fbte d\u2019ar\u00eates (2 vo\u00fbtes en berceau qui se coupent, \u00e0 droite, une Litre sans blason et au fond du ch\u0153ur une belle abside en cul de four).<\/p>\n\n\n\n<p>En 1975, M. Froussart, Maire \u00e0 l\u2019\u00e9poque, a fait enlever le plafond en bois qui couvrait la nef, d\u00e9gageant ainsi une belle charpente, en forme de coque de vaisseau retourn\u00e9. Les boiseries du XVIII\u00b0 s. sont en harmonie avec la charpente.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le mur ouest, deux statues du XVII\u00b0 s., Ste Barbe, avec sa tour et Ste Catherine avec sa roue, en bois polychrome.<\/p>\n\n\n\n<p>A gauche de l\u2019entr\u00e9e, le baptist\u00e8re, une tradition orale, \u00e9crite au XVIII\u00b0 s., rapport\u00e9e sur une plaque, veut que Philippe le Hardi ait \u00e9t\u00e9, le 25 novembre 1376, parrain de Guillaume de Vienne, fils du c\u00e9l\u00e8bre amiral Jean de Vienne qui poss\u00e9dait des terres \u00e0 Chevigny depuis 1370<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">A l&rsquo;int\u00e9rieur<\/h2>\n\n\n\n<p>La toile de la pr\u00e9sentation de J\u00e9sus au temple. Les personnages sont tr\u00e8s vivants ; au premier plan, Saint-Joseph \u00e0 genoux offre les colombes, tandis qu\u2019\u00e0 droite, un jeune clerc tient le cierge de la Chandeleur. Au deuxi\u00e8me plan, la Sainte-Vierge tend les bras vers Sym\u00e9on \u00e0 qui elle vient de remettre \u00ab le petit \u00bb. Le vieillard a les yeux lev\u00e9s au ciel pour prononcer son cantique ; \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui la proph\u00e9tesse Anne joint les mains pour s\u2019unir \u00e0 la pri\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>De chaque c\u00f4t\u00e9 de la nef, 2 panneaux peints \u00e0 la fin du XVI\u00b0 ou au d\u00e9but du XVII\u00b0s., par l\u2019\u00e9cole de Nicolas de Hoey, peintre n\u00e9erlandais mentionn\u00e9 de 1567 \u00e0 1611, install\u00e9 \u00e0 Dijon \u00e0 cette \u00e9poque, rendu c\u00e9l\u00e8bre par la peinture murale de la dormition de la Vierge \u00e0 St Michel de Dijon et par le magnifique triptyque de Vitteaux repr\u00e9sentant la Trinit\u00e9 entour\u00e9 des ap\u00f4tres.<\/p>\n\n\n\n<p>A droite, le panneau repr\u00e9sente l\u2019adoration des mages (tr\u00e8s beau). Il est caract\u00e9ristique de l\u2019art de Nicolas de Hoey alliant la sensibilit\u00e9 flamande et les conceptions italiennes du Tintoret et de V\u00e9ron\u00e8se. Le peintre campe ses personnages au premier plan et organise en fond de toile son d\u00e9cor.<\/p>\n\n\n\n<p>La Vierge-Marie est assise, la t\u00eate illumin\u00e9e par la gr\u00e2ce qui jaillit sur elle. Elle pr\u00e9sente l\u2019enfant J\u00e9sus totalement d\u00e9v\u00eatu ; il \u00e9carte les bras comme un b\u00e9b\u00e9 qui recherche son \u00e9quilibre. Joseph se tient debout, le b\u00e2ton \u00e0 la main dans une attitude de d\u00e9part. Les Mages n\u2019annoncent-ils pas la col\u00e8re d\u2019H\u00e9rode et l\u2019obligation de fuir ?<\/p>\n\n\n\n<p>A gauche, c\u2019est un diptyque ou un triptyque dont manquerait la partie centrale. Il repr\u00e9sente le seigneur du lieu, Simon de Villers la Faye et son \u00e9pouse, Elisabeth de saint Belin de Vaudremont. L\u2019habillement des personnages est caract\u00e9ristique de l\u2019\u00e9poque Henri IV, bien que ce soit alors le r\u00e8gne de Louis XIII le Juste. Un enfant est \u00e0 genoux \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019eux. Derri\u00e8re les personnages, leurs saints patrons, St Simon et sa scie, Ste Elisabeth et sa couronne de reine de Hongrie. Au verso la Vierge et, en mauvais \u00e9tat, Ste Genevi\u00e8ve reconnaissable au d\u00e9mon qui veut \u00e9teindre avec un soufflet le cierge tenu par la sainte, symbole de la lumi\u00e8re qu\u2019elle r\u00e9pand autour d\u2019elle. La sainte est prot\u00e9g\u00e9e par un petit ange au-dessus d\u2019elle. Sans doute, les \u00e9poux de Villers la Faye sont-ils les g\u00e9n\u00e9reux donateurs des deux panneaux, comme ils le sont de la chapelle sud, vou\u00e9e \u00e0 l\u2019origine, \u00e0 sainte Genevi\u00e8ve. Ces panneaux ont \u00e9t\u00e9 class\u00e9s monument historique en 1914.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Le b\u00e2ton de procession de la petite Vierge couronn\u00e9e en bois argent\u00e9 du XVII\u00b0, plac\u00e9e sur un large socle ovale, avec ses deux luminaires.<\/li>\n\n\n\n<li>Le Ma\u00eetre-autel, a \u00e9t\u00e9 taill\u00e9 en 1730, dans le style Louis XIV (autel tombeau) dans du calcaire rose de Premeaux.<\/li>\n\n\n\n<li>La chapelle du XV\u00b0 si\u00e8cle devenue sacristie, que Madeleine de Beaumont dame de Chevigny, (d\u2019apr\u00e8s les historiens), fit construire en 1494.<\/li>\n\n\n\n<li>En 1636, le g\u00e9n\u00e9ral autrichien Gallas et ses troupes ravag\u00e8rent le village et br\u00fbl\u00e8rent l\u2019\u00e9glise.<\/li>\n\n\n\n<li>En 1642, la famille de Villers-la-Faye, seigneurs du lieu, fit construire, en style gothique tardif la chapelle c\u00f4t\u00e9 sud. Dans cette chapelle ont \u00e9t\u00e9 install\u00e9s :<\/li>\n\n\n\n<li>L\u2019autel et le retable en bois sculpt\u00e9 du XVIII\u00b0 s., de style baroque, qui \u00e9tait dans la chapelle du ch\u00e2teau, class\u00e9 monument historique, avec au centre du retable le groupe en bois polychrome sculpt\u00e9 et dor\u00e9, du XVII\u00b0 s. de style baroque de la Sainte Trinit\u00e9, inscrit \u00e0 l\u2019inventaire suppl\u00e9mentaire des monuments historiques.<\/li>\n\n\n\n<li>De chaque c\u00f4t\u00e9 du retable, sont plac\u00e9es 2 statuettes argent\u00e9es, en bois polychromes : St Andr\u00e9 et une vierge \u00e0 l\u2019enfant.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vue de l&rsquo;ext\u00e9rieur Le ch\u0153ur sur lequel repose le clocher (XI\u00b0, XII\u00b0) est en vo\u00fbte d\u2019ar\u00eates (2 vo\u00fbtes en berceau qui se coupent, \u00e0 droite, une Litre sans blason et&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-13862","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/eglise-visitation-dijon.net\/w3\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/13862","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/eglise-visitation-dijon.net\/w3\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/eglise-visitation-dijon.net\/w3\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/eglise-visitation-dijon.net\/w3\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/eglise-visitation-dijon.net\/w3\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13862"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/eglise-visitation-dijon.net\/w3\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/13862\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13930,"href":"https:\/\/eglise-visitation-dijon.net\/w3\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/13862\/revisions\/13930"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/eglise-visitation-dijon.net\/w3\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13862"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}