Matin de Pâques – 12 avril 2020

 

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        Marie est sortie de bonne heure ce matin, alors qu’il fait encore sombre. Elle marche, seule, dans la ville encore déserte. Elle veut, une dernière fois, se tenir auprès de Jésus. Peut-être murmure-t-elle tout bas ces mots du Cantique des Cantiques : « Je chercherai celui que mon cœur aime. » En arrivant au tombeau qu’elle découvre vide, elle aurait pu murmurer la suite : « Je l’ai cherché et ne l’ai point trouvé » !

        Marie ne comprend rien, mais elle se met à courir pour annoncer cela à ses frères. A leur tour, Pierre et Jean se mettent à courir pour aller voir. On dirait que, face à l’immobilité de la mort, tout s’est remis en mouvement. Il y a de l’air, du vent, de l’espérance qui rejoint une attente qui ne se savait pas.

        Attirée par ce lieu, par le mystère de cette absence, Marie y retourne, et elle reste là. Et c’est à elle, la première, que Jésus se révèle vivant ! Une présence qu’elle voudrait retenir… Mais doucement il lui fait percevoir que ce sera une autre forme de présence. « Ne me retiens pas ainsi ». C’est une présence-absence, si ténue qu’il faut beaucoup d’attention et d’amour pour la percevoir. Et si forte à la fois que plus rien ne sera pareil après ce jour. Jésus sera là, toujours, souverainement présent et souverainement libre. Rien ne pourra le retenir, ni l’empêcher de semer des graines de vie et d’espoir dans ce printemps de Pâques.

Sophie Machet

12 avril 2020

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